Séminaire LER - Samedi 7 janvier 2017

 

Pour une approche sensible des lieux et des territoires ruraux en géographie et ethnologie 

 


Salle Elise Rivet, ISH, 14 avenue Berthelot, Lyon 7e
10h - 13h

 

Martin de la Soudière et Pascal Desmichel,

Interventions croisées

     Ethnologue à l'EHESS à Paris, Martin de la Soudière, revisite, parfois en compagnie d'un ami réalisateur, ses terrains de prédilection : Margeride lozérienne et cantalienne, Haute-Ardèche. Pascal Desmichel est géographe et maître de conférences à Clermont-Ferrand. Il arpente l'Auvergne, le Limousin, le Cézallier, le Plateau de Millevaches, à la recherche de lieux indécis, incertains ou abandonnés, en particulier les lignes secondaires du chemin de fer.

     Tous deux travaillent régulièrement ensemble, en particulier il y a quelques années autour d'une enquête géo-photographique sur les petits cafés du Massif Central (elle a donné lieu à l'ouvrage : "Un bistrot sinon rien", co-signé avec Julia Steiner, de l'IPAMAC, les photographies étant de Pierrick Bourgault). 


Résumé

     Lors de cette séance, il s’agira d’abord de rappeler pourquoi le sensible été évincé dans la discipline géographique française, et demeure un sujet... sensible. Des auteurs ont osé s’aventurer sur ces terres dangereuses et incertainesNous parlerons ensuite de méthodologie, à savoir comment appréhender le sensible sur le terrain, comment aborder les lieux. Nous évoquerons l’observation ethnographique, l’écriture qui en découle (et sa situation de "confins" entre document et littérature) de même que la photographie qui peut devenir géo-photo-graphie...  La troisième partie consistera à illustrer (développer) le propos au travers d’un cas d’étude, de ré-interroger « à chaud » un terrain parcouru quelques heures avant le séminaire : le plateau ardéchois (que Martin de la Soudière fréquente depuis plusieurs décennies). 

     La conclusion pourrait être un «plaidoyer» en faveur d’une approche géographique «intermédiaire» (phénoménologique), entre positivisme et lyrisme, un «tiers-état» du chercheur.