Présentationjacques poly de l'éditeur :

Évoquer aujourd’hui le nom de Jacques Poly, c’est immanquablement l’associer au rapport « Pour une agriculture plus économe et plus autonome ». Figure fondatrice de la génétique animale en France et père de la loi sur l’élevage de 1966, il signe ce texte en 1978 alors qu’il accède à la direction générale de l’Inra. Mis au défi de redéfinir sa contribution à l’agriculture et à la ruralité, l’Inra se trouve alors à une croisée des chemins qui requiert une exploration large des voies de renouvellement, plaçant la science au cœur des enjeux économiques, sociétaux et politiques.

Présent à la manière d’une statue du commandeur dans les mémoires, Jacques Poly demeure cependant une figure énigmatique. Cet ouvrage, fondé sur la confrontation des souvenirs d’acteurs de l’époque et des travaux des historiens, est une exploration de sa trajectoire hors norme. Archives orales et écrites, témoignages et réflexions d’anciens ministres et cadres de la recherche agronomique nationale, apportent un éclairage neuf sur une pensée stratégique appliquée au rôle de la recherche dans un monde confronté à des tensions croissantes sur les enjeux de la production agricole, de l’alimentation et de l’environnement.

 

Présentationcrédit agricole de l'éditeur :

L’auteur retrace le cheminement de ces caisses locales et régionales en étudiant plus particulièrement celles de la Côte-d’Or, depuis leur création jusqu’en 1975, moment où elles atteignent des parts dominantes sur le marché bancaire.

Tout n’est pas aisé au cours de ces 80 années. Les événements et les hommes favorisent ou gênent les initiatives. La grande taille, le souci de la performance et l’ouverture progressive à toutes les professions modifient l’approche originelle limitée à l’agriculture et aux relations strictement locales. Quel choix faire entre fidélité à la profession et nécessaire ouverture au grand public ? Quelle place pour le mutualisme dans un univers concurrentiel ?

Ce livre montre le développement de l’entreprise bancaire, le service qu’elle a apporté à l’agriculture et l’organisation des pouvoirs dans la mutuelle. Car l’originalité fondamentale de ce modèle bancaire, c’est le temps passé pour faire fonctionner une large concertation.

couverturePrésentation de l'éditeur :

Jusqu’en 1931, la population rurale était majoritaire en France. La seconde révolution agricole a ensuite soumis les agriculteurs à une constante pression modernisatrice, dans une société de plus en plus ouverte sur l’Europe et sur le monde, de plus en plus centrée sur l’activité des villes et des industries. Face à cette inexorable marginalisation, la profession a su élaborer des modes de protestation spécifiques, essentiellement axés sur les mobilisations collectives et le recours à l’action directe.

C’est la construction de ce modèle original de la manifestation paysanne qu’Édouard Lynch analyse ici, depuis la révolte de 1907 jusqu’aux nouveaux enjeux de l’agriculture, en passant par la tentation fascisante des années 1930, l’activisme des jeunes modernisateurs des années 1960, et mai 68.

Défilés, assauts contre des bâtiments officiels, barrages de routes, destruction de denrées : à chaque fois, il s’agit tout autant d’occuper l’espace public et médiatique que d’user de violence contre les biens, dans le cadre d’une relation ambivalente avec l’État, les forces politiques et l’opinion.

Des buts, des stratégies, des techniques dont les modalités résonnent au plus près des mouvements sociaux d’aujourd’hui.

couverturePrésentation de l'éditeur :

Alors que le monde industrialisé pensait en avoir fini avec la question des subsistances, la Seconde Guerre mondiale replace l’agriculture et l’alimentation au cœur des enjeux de la reconstruction. L’Europe de l’Ouest, ravagée et affaiblie, se tourne alors vers les États-Unis pour penser une modernisation capable de fonder une nouvelle expansion. En France, l’après-guerre est ainsi le théâtre d’une profonde transformation du monde rural sous l’effet de la diffusion volontariste du « progrès », instrument d’une mise à niveau de la productivité agricole au service de la restauration de la position française dans le monde. Dans ce contexte, la création en 1946 de l’Inra constitue un moment crucial de la rencontre entre science et politique, dans la quête d’une voie de développement qui mobilise les outils des sciences du vivant pour en rationaliser l’exploitation.

D’abord conçu comme un institut de recherche et d’expérimentation dévolu à la seule agriculture, l’Inra élargit peu à peu ses missions, déployant des compétences nouvelles sur les industries agroalimentaires, la nutrition, la biologie moléculaire ou encore l’environnement.

Serviteur zélé des politiques publiques de modernisation, l’institut s’affirme dans le concert des grands opérateurs de recherche, aux côtés du CNRS, de l’Inserm et de l’Institut Pasteur. Mais confronté à l’essor de la recherche privée, à l’effacement du volontarisme d’État et à la montée de la contestation des sciences et des techniques, il se trouve précocement contraint, dans les années 1980 et surtout 1990, à repenser en profondeur son identité et son rôle, dans la prise de conscience croissante de l’interconnexion des questions agricoles, alimentaires et environnementales.

Au cœur des enjeux de l’économie de la connaissance du monde contemporain, la trajectoire historique de l’Inra représente une véritable énigme, observatoire privilégié de la genèse d’une gouvernance globale du vivant et de la sécurité alimentaire. Fondé sur une documentation originale et sur un recours à la mémoire des acteurs, le présent ouvrage constitue la première synthèse historique sur cet organisme de recherche.

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